Depuis quelques années, Caroline LAFFARGUE transpose dans ses toiles ce qui la marque lors de ses voyages et de ses rencontres. Après l’Afrique, l’Asie et la population Tzigane, elle entame une période intitulée “Occident” qui présente de nouvelles œuvres étroitement liées à notre société et des icônes qui en résultent…

La démarche artistique démarre par un travail très plastique avec des collages de différents matériaux, des jeux de transparence, d’équilibre des nuances, des couleurs et l’utilisation de différents médiums.
Dans les peintures sont intégrées des images choisies et extraites de différents supports; livres, journaux, documents imprimés, des images multiples, des clichés, de magazines d’actualités ou de consommation courante… Ce sont des images que l’on pourrait qualifier de pauvres de par leur définition et leur trivialité…
Pour le peintre, Il n’est pas nécessaire d’en créer. Il y en a déjà suffisamment. Dans la masse des possibilités à disposition, le choix ne procède pas du hasard, elles possèdent un lien avec son intimité. Sans que jamais cela ne soit revendiqué, ni expliqué. Elles la concernent de prés mais on ne sait pas en quoi. Et peu importe !
Récupérées, observées, agrandies encore et encore, retravaillées, les iconographies figuratives rappellent la BD, elles s’associent à l’abstrait et deviennent ainsi le sujet de l’oeuvre… C’est le décalage entre le statut de départ de ces images et les moyens mis en œuvre pour leur transformation qui l’intéresse et c’est là, très précisément, que la peinture s’engouffre.
Le texte -apportant une dimension graphique- est souvent volontairement incomplet, On y lit des titres, des fragments de poésie, de commentaire, de légende… L’écriture laisse place à l’imagination et ne demande qu’à être poursuivie. Dans les scènes de vie ou dans les portraits contemporains, les femmes sont très présentes et cela à travers différents sujets comme la solitude, l’errance, la sensualité, la musique, la danse, des thèmes d’actualités…
Autant de sujets qui font partie du monde du peintre, dont elle en fait une relecture picturale sur un ton parfois drôle, parfois plus grave, mais toujours dans un souci esthétique.



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